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Les chercheurs anthropologues prônent le modèle « Out of Africa » comme étant le plus logique, le plus crédible. L’Homo Sapiens est l’ancêtre de l’homme moderne et serait sorti d’Afrique, il y a 50 000 à 100 000 ans.   

L’étude de l’ADN (Acide DésoxyriboNucléique), molécule présente dans tous les êtres vivants et support universel de l’information génétique, permet de connaître l’évolution des populations au travers de milliers d’années, leurs croisements, leur diversité, leurs origines et itinéraires géographiques.

Les recherches sur l’ADN mitochondrial (ADNmt) , c’est-à-dire l’ADN hérité par la mère et sa fréquence de mutations constituent le moyen de retracer les lignes maternelles ancestrales de l’espèce humaine et d’évaluer la date à laquelle deux descendances de population ont divergé.

Mais la séquence personnelle génétique (génotype) de chaque individu ne diffère que très peu de celle d’un autre être humain, 20 millions de nucléotides différents sur les 3 milliards que compte le génome entier, c’est-à-dire de seulement 0,6%.

L’ADN subit des mutations ou variations chaque fois qu’il est transmis d’une génération à une autre. Environ 70 variations se produisent lors d’un passage à une nouvelle génération. Pour connaître les liens de parentés entre plusieurs individus, on effectue des comparaisons de leur ADN.

Il existe également une théorie désignée « Ève Africaine », similaire au modèle Out of Africa qui s’appuie sur la thèse que toutes les populations humaines modernes sont issues d’une même mère d’origine africaine dont l’existence a été établie à une distance de nous d’environ 150 000 à 200 000 ans.

Ces études ont conclu que la plus grande diversité génétique se trouve en Afrique et que l’héritage génétique des descendances tendent à se différencier selon les trajectoires géographiques et les facteurs environnementaux rencontrés dans les déplacements des groupes d’individus sortis d’Afrique.

Les Homo Sapiens, ancêtres de l’homme moderne seraient donc africains, ainsi que le confirment les analyses ADN. Ils ont ensuite envahi le monde à travers le Moyen-Orient et également en se répandant en Asie de l’Ouest. Ils auraient rencontré des espèces humaines moins évoluées, les hommes de Néanderthal et Denisova ainsi que l’atteste la présence de 1 à 3 % d’ADN néanderthalien dans les analyses de croisements entre les espèces.

Des découvertes archéologiques suivies de reconstitutions en cire du visage et même du corps aboutissent aux conclusions que les habitants d’Europe de l’Ouest, il y a 40 000 ans, avaient la peau très foncée et parfois les yeux bleus (voir notre article sur le Cheddar man, ancêtre de 10% des britanniques modernes, découvert dans le sud-ouest de l’Angleterre et âgé de 10 000 ans). La couleur de la peau ne dépend essentiellement que du gène de la mélanine, mutation génétique correspondant à une adaptation de l’homme à un environnement plus ou moins ensoleillé.

La génétique ou l’étude de l’ADN a donné lieu à plusieurs branches, en dehors de la génétique des populations, dont la génétique médicale et également la généalogie génétique établissant des degrés de parenté plus ou moins proche entre individus grâce aux comparaisons d’ADN.

Pour aller plus loin :

https://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/10346/MS_2019_01_39.pdf?sequence=1

Petit lexique de la génétique :

La cellule : Le corps humain est constitué de milliards de cellules. Chaque cellule contient un noyau. Ce noyau présente notre information génétique et contient lui-même notre ADN.

L’ADN : Une cellule renferme deux types d’ADN : sous forme de chromosomes dans le noyau, et de forme circulaire dans la mitochondrie (la mitochondrie est « l’usine énergétique de la cellule »).

L’ADN du noyau est hérité pour 50% de la mère et 50% du père et composé de 23 paires de chromosomes.

La 23ème paire détermine le sexe de l’enfant. XY pour le sexe masculin, XX pour le sexe féminin. Le chromosome X est transmis par la mère, tandis que le père peut transmettre soit le chromosome X donnant une fille, soit le chromosome Y donnant un garçon. Seul le père peut transmettre un chromosome Y.

L’ADN à l’extérieur du noyau : l’ADN mitochondrial (mtDNA ou ADNmt) – Il n’est transmis que par la mère via l’ovocyte (cellule sexuelle) qui comprend un noyau et des mitochondries.

Les bases de l’ADN : Une molécule d’ADN est une double hélice composée de deux brins enroulés l’un autour de l’autre. Chacun de ces brins est constitué d’un enchaînement de bases (nucléotides) dites puriques (guanine, G ; adénine, A)  et  pyrimidiques (cytosine, C ; thymine, T). Pour que l’ADN puisse s’enrouler en une hélice, les deux brins doivent s’emboîter, un peu comme des legos. On dit que les deux brins sont complémentaires deux à deux.

Ainsi la cytosine ne peut « s’emboîter » qu’avec la guanine, et l’adénine qu’avec la thymine (voir image ci-dessus).

Chaque individu possède un ordre d’enchaînement qui lui est propre et unique. Selon  l’ordre  de succession  des  bases,  l’information  que l’ADN contient  ne sera  pas  la  même ­  par exemple,  l’ordre  AAAGATCGA est  différent  de ATAGAAGCA. L’enchaînement de bases constitue un code découpé en fragments que l’on appelle gènes.

Les SNP (Single Nucleotide Polymorphism) sont des variations d’une seule base. Elles interviennent toutes les 1000 bases environ, par exemple :

TCTGAAATTG

GCTGAAATTG

STRs – Tout comme certaines lettres du code génétique peuvent varier, certaines courtes séquences peuvent se répéter : ce sont les STRs (Short Tandem Repeats), par exemple dans ce code : ATTCGTATATATGACCTAG, les STRs sont TATATA.

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