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Le rêve du retour en Afrique avait été initié par Marcus Garvey (1887-1940), journaliste jamaïcain émigré aux Etats-Unis. Il ne concevait la relation entre les blancs et les noirs que dans le cadre d’un rapport perpétuellement conflictuel. Le salut ne pourrait se trouver que dans le retour vers la terre de ses ancêtres.

Le Ghana, pays anglophone de l’Afrique de l’Ouest avait organisé dans le même esprit, en septembre 2018, l’année du retour, « The Year of Return » afin de faciliter l’installation en Afrique, des personnes originaires des caraïbes ou des Etats-Unis. Le Président Akufo Addo a mis en place un e-visa ainsi que des amendements autorisant les personnes ayant des ancêtres africains de séjourner définitivement au Ghana.

Certains, attirés par cette aventure ont réussi leur intégration, mais la plupart d’entre eux ont réalisé qu’ils ne vivaient qu’un rêve du retour très éloigné de ce qu’ils avaient pu imaginer.

Barack Obama, ex-Président des USA, à son retour de sa visite au Kenya (2007), conscient de l’inadéquation des discours sur l’identité noire déclare : « Les Noirs américains ont toujours eu une relation ambigüe à l’Afrique. Aujourd’hui nous portons des vêtements Kente, célébrons le Kwanza et collons des posters de Nelson Mandela sur nos murs. Et quand nous voyageons en Afrique et découvrons que tout n’est pas beau et brillant, nous en revenons souvent profondément déçus ».

Nos parcours ancestraux, durant ces trois derniers siècles et quelles que soient nos origines nous ont profondément ancré sur cette île qu’est la Martinique. Il nous appartient d’en faire un pays de solidarité et d’en construire un vivre-ensemble harmonieux.

Aurore Holmes
«Construire notre vivre-ensemble»

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