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Le monde précolombien

(D’après un cours donné par l’auteur à l’Université des Antilles)

Sébastien Perrot-Minnot
Archéologue
Membre du Conseil Scientifique de l’association « Construire Notre Vivre-Ensemble »
(CNVE, Martinique)
sebastien.perrot.minnot@gmail.com

2021

L’adjectif « précolombien » se réfère aux civilisations qui ont fleuri aux Amériques avant les voyages transatlantiques de Christophe Colomb (1492-1504), et donc, avant la colonisation européenne de l’époque moderne. Certes, Colomb n’a pas été le premier Européen à arriver au « Nouveau Monde » : les Vikings avaient fréquenté la côte nord-est de l’Amérique du Nord, y fondant même quelques établissements au XIe siècle. Mais cette précaire colonisation scandinave avait été rapidement abandonnée, et avait rejoint le domaine de la légende quand Colomb a décidé d’entreprendre son premier périple à travers l’Atlantique, à la recherche d’une route maritime plus courte vers l’Extrême-Orient.

La colonisation européenne des Amériques a commencé véritablement lors du deuxième voyage de Colomb (1493-1496), avec la fondation de l’établissement nommé « La Isabela », sur l’île d’Hispaniola. Par la suite, elle s’est étendue très progressivement, jusqu’à l’époque contemporaine. Elle a été menée principalement par les Espagnols, les Portugais, les Français, les Britanniques et les Hollandais. Mais l’influence européenne s’est diffusée plus vite que les explorations et les conquêtes, à travers les échanges qui se faisaient entre les peuples natifs. On utilise parfois l’expression « période de contact » pour se référer au temps des premières relations entre les Amérindiens et les Européens, avant l’imposition du système colonial.

Les voyages de Christophe Colomb aux Amériques (1492-1504). Source : larousse.fr

D’autres adjectifs sont parfois utilisés au lieu de « précolombien », notamment : « préeuropéen », « précolonial », « préhispanique » (dans les anciennes colonies espagnoles, spécialement) voire « préhistorique » dans des régions où les peuples amérindiens n’avaient pas d’écriture – donc, en dehors de la Mésoamérique, seule aire culturelle précolombienne où des systèmes d’écritures ont été élaborés.

Les explorateurs et colonisateurs européens ont laissé de nombreux témoignages sur les sociétés précolombiennes, mais ces sources doivent être appréhendées avec une grande prudence, en raison de leurs orientations, leur partialité et leurs lacunes. Il en est de même, cela s’entend, pour l’approche des témoignages historiques précolombiens. En fait, notre connaissance du monde précolombien est basée sur les apports croisés de plusieurs disciplines : l’histoire, l’histoire de l’art, l’archéologie, l’épigraphie, l’anthropologie mais aussi les sciences de la vie et de la terre, qui sont indispensables pour bien saisir le contexte des manifestations culturelles.

Cadre géographique

Toutes les grandes régions des Amériques ont été peuplées à l’époque précolombienne, de l’Alaska à la Terre de Feu, du détroit de Béring à la pointe orientale du Brésil -en passant par les Antilles- et des littoraux aux hautes altitudes des chaînes volcaniques traversant le continent du nord au sud, sur la « Ceinture de Feu » du Pacifique. Bien entendu, l’établissement humain était très inégal, les côtes, les bords des lacs et des cours d’eau et les fertiles altiplanos étant habituellement privilégiés -même s’il y a eu des situations assez singulières, comme la forte occupation des basses-terres mayas centrales (sud du Mexique, Guatemala, Belize) et de certaines zones de l’Amazonie.

Les peuples précolombiens se sont donc adaptés à des milieux extrêmement divers, qui ont naturellement connu des transformations au fil du temps, en raison de facteurs naturels et humains. L’étude de ces milieux permet de comprendre le mode de vie, les traditions, les croyances et l’évolution des groupes amérindiens.

L’archéologue britannique John Eric S. Thompson l’expliquait très bien, dans Grandeur et décadence de la civilisation maya (1958) : « Pour illustrer l’action du milieu ambiant, supposons que les Maya se soient installés en Irlande. Ils n’eussent certainement pas connu l’immense culte des dieux serpents (à moins que leur civilisation ne se fût développée avant l’époque de Saint Patrick) ; les rites ésotériques des divinités du maïs, une de leurs très grandes préoccupations, fussent demeurés dans les limbes, le maïs ne mûrissant pas dans l’île d’Emeraude ; en outre, à cause de la pénurie de calcaire et des éléments nécessaires à la confection facile d’un abondant ciment, leur architecture eût pris des formes différentes ; sans le quetzal, oiseau aux longues plumes caudales, leur sculpture eût perdu son motif principal ; il est plus que probable que sous le ciel toujours nuageux de l’Irlande, leur astronomie n’eût pas connu de tels développements. Mais que seraient devenues la mentalité et la philosophie maya dans un environnement différent ? Celui-ci joue un rôle considérable dans la formation d’une civilisation mais, de toute évidence, il n’en constitue pas l’unique facteur ».

Dans le cas de l’archéologie, l’étude de l’environnement naturel est indispensable pour pouvoir comprendre les témoignages matériels du passé dans leur contexte géographique et chronologique. Ainsi, la réalisation d’une fouille archéologique implique de rattacher les vestiges à leur contexte stratigraphique, afin de pouvoir interpréter ces restes, définir des horizons culturels et réaliser des datations. L’étude précise du milieu dans une perspective archéologique requiert l’intervention de spécialistes des sciences de la vie et de la terre et de laboratoires d’analyses.

Coupe stratigraphique d’une fouille archéologique réalisée au Diamant, en Martinique, en 2017. Photo : Sébastien Perrot-Minnot/Éveha.

Chronologie

La chronologie des civilisations précolombiennes est établie à partir des sources historiques, de la stratigraphie, des typologies de la culture matérielle (tout particulièrement de la céramique, quand il y en a), et de différentes méthodes de datation absolue (radiocarbone, thermoluminescence, dendrochronologie, etc.). On distingue la chronologie relative, qui situe les objets ou faits les uns par rapport aux autres, et la chronologie absolue, qui fournit des dates.

Inscription hiéroglyphique et représentation d’un souverain sur un monument du site maya de La Corona (Guatemala). Photo : Marcello Canuto / Proyecto Regional Arqueológico La Corona.

L’époque précolombienne commence avec le premier peuplement du continent américain par des groupes venus du nord-est de l’Asie, lors de la dernière glaciation. Les occupations humaines les plus anciennes attestées aujourd’hui en Amérique ont entre 15 000 et 16 000 ans. Elles inaugurent, dans le registre archéologique, la période Paléoindienne, au cours de laquelle des petits groupes très mobiles de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs ont exploré le continent, de l’Alaska à la Patagonie, et du Pacifique à l’Atlantique. Cette étape initiale est suivie de la période Archaïque, qui commence vers 7500 avant J.-C. pour se terminer entre 2000 et 500 avant J.-C. suivant les aires culturelles. C’est durant la période Archaïque que sont apparus la sédentarisation, l’agriculture, la céramique, la vie en village, la hiérarchisation sociale, les chefferies et les premiers centres urbains (au Pérou), dans un contexte de croissance démographique. Les Antilles ont commencé à être occupées dans les premiers temps de cette période, il y a plus de 8000 ans.

Ensuite, la périodisation varie d’une aire culturelle ou d’une culture à l’autre, quoiqu’on y retrouve généralement les trois grandes étapes de l’histoire des civilisations : la période formative ; la période de plus grande activité – l’apogée ; et enfin, l’affaiblissement (la décadence) et la mort de la civilisation, qui va laisser un héritage matériel et immatériel. Cependant, la longue trajectoire de la civilisation maya (plus de trois millénaires jusqu’à la conquête espagnole) permet de reconnaître deux apogées. Notons que certaines civilisations, comme celle des Aztèques, étaient encore en plein essor quand elles ont affronté la conquête européenne.

Exemples de périodisations : chronologies générales post-Archaïque de la Mésoamérique, des Andes Centrales et des Antilles
(les noms et dates des périodes peuvent varier selon les auteurs)

MÉSOAMÉRIQUE
Postclassique
900-1519
Classique
200-900
Préclassique
2000 avant J.-C.-200 après J.-C.

ANDES CENTRALES
Horizon Récent
1430-1532
Intermédiaire Récent
1000-1430
Horizon Moyen
500-1000
Intermédiaire Ancien
200 avant J.-C.-500 après J.-C.
Horizon Ancien ou Formatif
1800-200 avant J.-C.

ANTILLES
Âge Céramique Récent
600/800-1500
Âge Céramique Ancien
500 avant J.-C.-600/800 après J.-C.
ou
Âge Céramique Récent
700-1500
Âge Céramique Moyen
350-700
Âge Céramique Ancien
500 avant J.-C.-350 après J.-C.

Au sens strict, la fin de l’époque précolombienne est marquée par les voyages de Colomb. A la fin du XVIe siècle, la majeure partie des populations natives de l’ancienne Mésoamérique, de la Caraïbe et des Andes avaient déjà subi la colonisation. Longtemps après, toutefois, des peuples indigènes ont continué à lui échapper. En Californie et dans les régions du Pacifique Nord, par exemple, la colonisation n’a commencé qu’au XVIIIe siècle, sous l’impulsion de l’Espagne et de l’Empire russe. Par ailleurs, dans le bassin amazonien, des communautés autochtones sont restées isolées jusqu’à nos jours, n’ayant que des contacts très limités avec le monde extérieur. Cela dit, rappelons que l’influence des Européens (et les épidémies qu’ils ont véhiculées) ont été plus rapides que les entreprises de conquête et de colonisation…

Aires culturelles

Les chercheurs ont défini des aires au sein desquelles des cultures précolombiennes partagent un ensemble de traits significatifs, sans que cela implique une homogénéité ethnique, linguistique ou politique. Ces aires culturelles sont reconnaissables, dans le registre archéologique, à partir de la période Archaïque tardive ou au cours des périodes postérieures, et leurs contours ont évolué ; mais leur définition géographique et chronologique fait toujours l’objet de discussions. En tout cas, ces conceptions supposent l’existence de zones de « frontières » et de contacts, et des influences réciproques quoiqu’inégales entre des aires voisines.

Voici quelques-unes des nombreuses aires culturelles précolombiennes qui ont été reconnues :

  • La Mésoamérique
    Situation géographique : centre-nord, centre et sud du Mexique, nord de l’Amérique Centrale.
    Cultures notables : Olmèque, Maya, Zapotèque, Teotihuacan, Mixtèque, Toltèque, Aztèque, Tarasque.
  • L’Oasisamérique
    Situation géographique : nord-ouest du Mexique, sud-ouest des États-Unis.
    Cultures notables : Anasazi, Mogollon, Hohokam.
  • L’Aridoamérique
    Situation géographique : nord du Mexique, sud des États-Unis.
    Cultures notables : Pame, Otomi, Huichol (Wixáritari), Tarahumara (Rarámuri), Zacatèque. Depuis l’époque de l’Empire aztèque, le terme péjoratif de « chichimèque », qui équivaudrait à celui de « barbare », a été utilisé pour désigner les peuples semi-nomades de l’Aridoamérique, les opposant ainsi aux sociétés urbaines (« civilisées ») de Mésoamérique.
  • L’Aire mississippienne
    Situation géographique : est des États-Unis.
    Cultures notables : civilisation mississippienne, cultures Oneota, Plaquemine et Fort Ancient.
  • L’Aire intermédiaire
    Situation géographique : Amérique Centrale, nord-ouest de l’Amérique du Sud (entre la Mésoamérique et l’Aire Andine).
    Cultures notables : Lenca, Chorotega, Diquis, Barriles, Chibcha, cultures nahuas originaires du Mexique central.
  • L’Aire andine
    Situation géographique : régions des Andes, en Amérique du Sud (Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili).
    Cultures notables : Caral, Chavin, Moche, Nazca, Tiwanaku, Huari, Chimu, Inca.
  • Les Antilles
    Situation géographique : archipel des Antilles.
    Cultures notables : Huecoïde, Saladoïde, Troumassoïde, Suazoïde, Taïno.
    On parle aussi de l’aire « circum-caraïbe », divers traits culturels significatifs se retrouvant autour de la mer des Caraïbes, aux Antilles comme sur le continent. En particulier, il y a une continuité culturelle nette entre les Guyanes, le nord du Venezuela et les Antilles.
  • L’Amazonie
    Situation géographique : régions du bassin amazonien, en Amérique du Sud.
    Une très grande diversité et fragmentation culturelles, associées à des problèmes de définition des entités archéologiques. Pour le nord de l’Amazonie, on peut mentionner les cultures Alaka, Mina, Ananatuba, Marajoara, Aristé, Arauquinoïdes, Saladoïde, Barrancoïde et Koriabo.

    Les civilisations de la Mésoamérique et des Andes ont exercé des influences prégnantes sur les aires voisines, l’Aire Intermédiaire réunissant des traits mésoaméricains et andins.

Localisation des aires culturelles précolombiennes mentionnées dans le texte.
Carte : Sébastien Perrot-Minnot. Fond de carte : d-maps.com

Diversité et unité du monde précolombien

Le monde précolombien révèle une très grande diversité culturelle, linguistique, religieuse et politique. On y trouve des sociétés familiales, claniques et tribales, des chefferies, des États (en Mésoamérique et dans les Andes) et au moins deux grands empires (ceux des Aztèques et des Incas) qui étaient en activité au moment de l’arrivée des Européens. Rappelons que la création de villes (cités), au sens strict du terme, n’est possible que dans un État ou un empire. De même, en Mésoamérique, l’écriture est apparue dans des contextes étatiques.


Le site maya de Tikal, au Guatemala. Photo : Sébastien Perrot-Minnot.

Pour autant, des caractéristiques très générales sont largement partagées par les cultures précolombiennes. On peut citer la puissance de la religion, de la mythologie (fondamentalement religieuse) et du symbolisme ; l’attention majeure accordée aux astres, à la pluie et à la terre, dans la vie religieuse ; la croyance en des dieux (dans une partie des civilisations, au moins), des esprits et des créatures fantastiques ; le culte des ancêtres ; la pratique du chamanisme et de formes d’astrologie ; une vision cyclique du cosmos ; une relation intime à l’environnement naturel ; l’importance accordée à l’art rupestre. Sur le plan des techniques, il est à souligner que les sociétés précolombiennes n’avaient pas d’animaux de trait, et que curieusement, elles n’ont jamais utilisé la roue à des fins utilitaires (même si le principe de la roue était connu, comme l’attestent des jouets mésoaméricains).

Certaines caractéristiques se retrouvent dans plusieurs aires culturelles, sans pour autant être panaméricaines. Ainsi, de nombreuses cultures (celles de la Mésoamérique et des Andes, notamment) ont fait du maïs un aliment de base, certains auteurs les regroupant dans le concept de « civilisation du maïs ». Pour les sociétés agricoles de l’Amazonie, des Guyanes, de la côte vénézuélienne et des Antilles, on parle de la « civilisation du manioc amer ». On peut aussi relever la large diffusion de symboles, de mythes et de familles de langues (comme celles des langues arawakiennes, uto-aztèques ou athabascanes), mais sur ce dernier point, il convient d’ajouter qu’il n’a pas été possible de rattacher toutes les langues amérindiennes ou même la majeure partie d’entre elles à un même proto-langue.

Du reste, la génétique montre que tous les peuples amérindiens (lesquels, précisons-le, n’incluent pas les Inuits et peuples apparentés du Grand Nord) descendent de ces nomades originaires d’Asie qui ont découvert l’Amérique lors de la dernière glaciation et des groupes très mobiles qui ont exploré le continent au cours de la période Paléoindienne. Au-delà de cette dernière, le développement du monde précolombien s’est fait presque en « vase clos ». Il y a eu, certes, des relations intercontinentales, en particulier, les échanges suivis entre le nord-est de l’Asie et les contrées américaines du Pacifique Nord, la colonisation et le commerce des Vikings en Amérique du Nord, et des contacts (encore mal définis) entre l’Amérique du Sud et la Polynésie ; toutefois, à l’échelle de l’Amérique précolombienne, l’impact de ces phénomènes semble avoir été très limité.

Face à la conquête et à la colonisation européennes, les groupes précolombiens ne s’uniront pas : les envahisseurs seront considérés comme des acteurs supplémentaires sur des scènes politiques déjà complexes. Et les Européens sauront utiliser, à leur profit, les divisions entre les peuples amérindiens, s’alliant avec les uns contre les autres, et intégrant des forces auxiliaires autochtones dans leurs armées.

Héritage précolombien

L’Amérique précolombienne nous a laissé un abondant patrimoine historique et archéologique, bien sûr, mais aussi un riche héritage immatériel, qui a évolué au gré d’une histoire convulsive et du métissage ; il comprend des langues, des croyances et conceptions, des symboles, des légendes, des traditions sociales, des savoirs, des techniques et des pratiques artistiques et artisanales.

Aujourd’hui, les membres des communautés autochtones sont les héritiers directs des civilisations précolombiennes. En Amérique Latine, les Amérindiens représentent environ 8% de la population ; ils forment près de la moitié de la population du Guatemala et sont même majoritaires en Bolivie. Certains peuples ou groupes de peuples autochtones sont plurinationaux ; par exemple, les Kaliʹna sont établis au Venezuela, au Guyana, au Suriname, en Guyane et au Brésil, les Mayas, au Mexique, au Guatemala, au Belize, au Honduras et au Salvador, et les Guaranis, au Paraguay, au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Uruguay (hors diasporas). En règle générale, les législations nationales comportent des dispositions particulières relatives aux peuples indigènes, dont les communautés peuvent même bénéficier d’une forme d’autonomie, voire d’une indépendance de facto dans le cas des peuples isolés d’Amazonie.

Mais des legs d’origine précolombienne se transmettent aussi en dehors des peuples autochtones, pour faire partie de la vie et des identités des sociétés multiculturelles contemporaines. C’est le cas de mots amérindiens intégrés dans des langues européennes ou créoles, de symboles nationaux, de traditions culinaires, de tendances artistiques, de produits artisanaux, de savoir-faire et de légendes, pour ne citer que ces exemples emblématiques.

Le patrimoine précolombien a des implications dans les domaines de la conservation des biens matériels et immatériels, de la recherche scientifique, de l’éducation, des arts, de la culture au sens large, de l’économie, des relations sociales et des identités. Il est évidemment mis à profit pour promouvoir le tourisme, et au-delà, l’image internationale des pays concernés. En conséquence, sa gestion et sa valorisation constituent, pour les États, des enjeux importants. Au niveau international, l’UNESCO a inscrit plusieurs sites archéologiques précolombiens (tels que Teotihuacan au Mexique, Tikal au Guatemala ou Machu Picchu au Pérou) sur la Liste du Patrimoine Mondial, et des traditions amérindiennes, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.

Le site inca de Machu Picchu, au Pérou. Photo : Wikimedia Commons.

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