• 19 avril 2021
  • Guillaume de Reynal
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Les actualités constituent une suite logique de notre histoire et elles peuvent prendre des trajectoires qui donnent matière à réflexions. Les exigences de justice, d’égalité sociale peuvent-elles nous mener à leurs contraires sans que nous puissions jamais atteindre un équilibre.

Notre association est apolitique. Nous nous contenterons donc de remises en question de ce qui nous semble être des dérives issues pourtant d’un militantisme parfaitement louable.

Nous sommes dans une époque, particulièrement aux Etats-Unis où le face-à-face, entre les communautés minoritaires et celles dites privilégiées, paraît exclure ceux qui prétendent seulement choisir leur groupe d’appartenance et paradoxalement sont rejetés de tous.

Jessica Krug, une enseignante à l’université George Washington et spécialisée en Histoire africaine dut avouer en septembre 2020 qu’elle s’était inventé une biographie et une personnalité de latino afro-américaine durant plus de 15 ans. Jessica Krug affirmait être noire, vivre dans un ghetto avec une mère portoricaine, alors que sa famille est blanche et de tradition juive. Découverte par ses collègues, elle a dû démissionner et publier des excuses humiliantes.

Rachel Dolezal, militante anti-raciste qui était parvenue récemment à un poste important dans l’organisation afro-américaine NAACP – Association pour la promotion des gens de couleur, enseignante d’Histoire africaine également, se proclamait également noire jusqu’à ce qu’une enquête dévoile qu’elle était issue d’une famille tout à fait blanche. Rachel Dolezal affirme être transraciale exactement comme ceux ou celles qui revendiquent être transgenres. Elle a également perdu son poste d’enseignante après avoir été violemment attaquée par ses collègues afro-américains de la NAACP.

Jessica et Rachel sont toutes les deux à peau claire et la règle implicite depuis des siècles «une goutte de sang noir» leur a permis d’être, pour un temps, prises pour des femmes noires.

Plus proche de nous, le blackface d’Antoine Griezmann qui a provoqué un tollé alors que bien innocemment, le footballeur français voulait démontrer son admiration pour les Harlem Globe Trotters.

Et pourtant, depuis que le métissage existe, depuis des siècles et des siècles, tous ceux dont la goutte de sang noir n’est pas décelable se «fondent dans la masse» sans que personne n’y trouve à redire.

Pourquoi n’aurait-on pas le droit de choisir son camp puisque la race n’existe pas et que ce fait est prouvé génétiquement. Pourquoi être plus noir que blanc ou l’inverse. Pourquoi d’ailleurs doit-on choisir un camp ? Ne peut-on pas être simplement un être humain sans y ajouter la distinction de couleur ?

Les plus virulents dans cette exigence de choix de la couleur, ce sont bien les afro-américains. En sommes-nous venus à dépasser les objectifs, de façon absurde, pour discriminer ceux qui discriminaient ? La question est posée, à vous d’y répondre.

Guillaume de Reynal
«Construire notre vivre-ensemble»

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