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Voici l’histoire de William Ansah Sessarakoo, fils de John Corrantee d’Annamaboe (Anomabu), esclavagiste africain du Ghana, très connu par les esclavagistes européens et les commerçants africains.

William Ansah Sessarakoo fut piégé à la Barbade en tant qu’esclave.Donc esclave et fils d’esclavagiste, père et fils subirent les conséquences de leurs propres crimes sans en prendre jamais une véritable conscience.

Les rois et chefs africains qui participaient à la traite négrière avaient coutume, en échange de leurs services, d’envoyer leurs enfants en Europe afin de recevoir une éducation française ou britannique.

William Ansah Sessarakoo fut donc envoyé en Angleterre, alors que son frère William fut envoyé en France.

Sessarakoo embarqua donc sur un navire négrier appelé «Lady Carolina», en 1747. Il fut emmené sur l’île de la Barbade. Mais le capitaine mourut soudainement et Sessarakoo se retrouva seul sans que personne ne puisse vérifier son identité et son statut. Au moment de repartir pour l’Angleterre, Sessarakoo se trompa d’embarcation et finit par être pris en tant qu’esclave.

John Corrantee, le père de Sessarakoo, fut persuadé que son fils avait été pris en ôtage puisque c’était la coutume des marchands concurrents pour obtenir des avantages commerciaux de la part des leaders africains. Il fit donc pression sur les esclavagistes européens afin de retrouver son fils.

Quelques années après sa mésaventure, Sessarakoo fut retrouvé à la Barbade et renvoyé, libre, à son père.

Cette histoire ne remet pas en question le rôle des européens dans la traite négrière, crime contre l’humanité, mais elle nous permet d’analyser l’histoire dans toute sa vérité et même sa cruauté, puisqu’il n’y a aucun doute sur le fait que les africains vendaient leurs propres frères avec l’objectif de s’enrichir et obtenir des privilèges.

La connaissance de notre passé dépourvu de mythes et d’idéologies nous permet d’avancer dans la construction de notre avenir. Il s’agit d’une des actions de notre association «Construire notre vivre-ensemble».

Guillaume de Reynal
«Construire notre-vivre ensemble».

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