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Nat Nuno-Amarteifio, originaire du Ghana (Afrique de l’ouest), est un écrivain, ingénieur, enseignant en histoire de l’architecture dans une université du Ghana, ex-maire d’Accra, capitale du Ghana. Il a écrit différents articles en langue anglaise sur l’histoire du Ghana et particulièrement sur la ville appelée James, du même nom que le roi d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, James I (1566-1625).

Il écrit :

Bien avant l’arrivée des Portugais sur les côtes ghanéennes ou Gold Coast (Afrique de l’ouest), différents groupes ethniques, les Akwamu, les Akyem puis les Ashanti échangeaient de l’or, des esclaves et des produits forestiers contre du poisson et du sel.

Dans la seconde moitié du 15e siècle, lorsque les Portugais arrivèrent sur la côte, les africains achetaient de l’alcool, des tissus, des armes en échange d’or et d’esclaves.
Suivirent les anglais, les allemands et les danois. Le commerce s’accroissait particulièrement en or et en esclaves.[…]

En 1680, les Akwamu formaient une force militaire et mercantile sur la côte des esclaves. Ils avaient vaincu le groupe ethnique Ga et étaient assez puissants pour négocier à leur avantage les forts que les européens occupaient alors….

On voit donc que les africains ont activement participé à la traite négrière et les différents groupes ethniques se sont affrontés de façon meurtrière, pour maitriser la route du commerce et des esclaves, à partir des terres intérieures jusqu’à la côte d’or (Gold Coast).

Il n’existe là aucune tentative de justifier la traite négrière, crime contre l’humanité, mais d’avoir un regard dépouillé de biais idéologiques sur l’histoire . Bien entendu, le commerce des esclaves s’est considérablement développé avec la venue des européens sur les côtes d’Afrique.

Des voix montent quant à la responsabilité partagée de l’esclavage entre européens et africains. En 2013, durant son séjour en Alabama, le roi de Porto-Novo du Bénin, Kpoto-Zounmé Dé Hakpon III s’est exprimé en ce sens : «Je tiens à m’excuser pour le rôle joué par mes ancêtres dans le commerce d’esclaves , je savais qu’un jour je voudrais venir sur cette terre et demander pardon à mes frères et sœurs noirs. Je voulais traverser l’océan pour voir la terre où mes ancêtres ont souffert».

Dans le même esprit, le Ghana avait encouragé le retour des afro-américains et afro-caribéens en Afrique.

La connaissance de notre passé dépouillé des mensonges et des mythes nous permet de construire notre avenir. Il s’agit d’une mission dans laquelle s’est engagée notre association «Construire notre vivre-ensemble».

Aurore Holmes
«Construire notre vivre-ensemble»

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