CAP 110
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Le plus beau mémoriel qui soit est celui du Diamant.
Il a été conçu par notre célèbre sculpteur martiniquais, Laurent Valère.
Il est impossible de poser ses yeux sur ces statues, pourtant immobiles, sans ressentir toute l’émotion d’un message de souffrance et de captivité. Les bruits de chaînes, les cris, les gémissements et les pleurs vous saisissent à la gorge…Les mémoriels sont incontournables. Ils reconnaissent nos blessures…

Mais doit-on en rester là, à cette forme de complaisance dans une victimisation perpétuelle qui nous mène à la stagnation de nos devenirs…

Non, nous devons construire et avancer…

Nous devons nous dépouiller de nos dénis.

– Le déni de l’Afrique – L’Afrique a une histoire et pas seulement celle des êtres vaincus, enchaînés et déportés, mais aussi l’histoire que l’on n’étudie pas dans les écoles, une histoire de dignité, de chefs, de rois, de guerres, d’organisations sociales hiérarchisées et culturelles raffinées. Une histoire également de trahisons et de corruptions.

– Le déni du contexte historique de l’esclavage : une responsabilité partagée depuis des temps immémoriaux ; souvent le sort réservé aux vaincus au terme de combats inter-ethniques.

– L’histoire des colons, aventuriers recherchant richesses, honneurs et titres au péril de leurs vies et de celles de leurs familles. Assassinés lors des attaques de corsaires, tués lors des guerres entre anglais, hollandais, Français, décimés par les maladies, empoisonnés, mutilés, brûlés, pendus lors des révoltes d’esclaves, certains terminant leurs vies dans le dénuement et pas forcément dans l’aisance.

Face aux défis économiques de notre vie quotidienne, nous devons faire peuple et coopérer dans un esprit constructif.

Comment ?

Les martiniquais sont résilients et créatifs dans la plupart des domaines intellectuels ou manuels. Exploitons donc ces richesses.
Ne stagnons pas dans une pensée victimaire. Soyons source de propositions positives. Entraînons également dans notre sillage, les descendants de colons qui doivent cesser de s’auto-flageller dans la mauvaise conscience de leurs ancêtres. et se montrer capables d’être, eux aussi, forces de propositions. Ils sont martiniquais à part entière et non plus à part.
C’est dit. Il reste à faire. C’est la proposition de notre association «Construire notre vivre-ensemble»

Guillaume de Reynal
« Construire notre vivre-ensemble »

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