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Aimé Césaire (1913-2008) – Poète, essayiste et personnalité politique, lors de ses créations littéraires ou de ses discours (Université Internationale de Floride à Miami le 26 février 1987) a exprimé une véritable admiration d’une part, pour «l’éveil culturel des afro-américains» et d’autre part pour ce qu’il appelait «la révolution silencieuse », méthode pacifique de Martin Luther King.

Aimé Césaire qualifie la violence d’impasse historique. Lorsqu’il nous parle de révolte, il s’agit de révolte culturelle et son concept de négritude est une «réactivation du passé en vue de son dépassement».

Notre association « Construire notre vivre-ensemble » se propose de continuer son parcours existentiel, philosophique et politique par le dialogue quelles qu’en soient les obstacles, des obstacles qu’il exprime dans son œuvre théâtrale «Une tempête», l’objectif étant de faire surgir conscience, humanité et solidarité de notre peuple martiniquais.

Extrait de «Une tempête» :

Ariel: Je ne crois pas à la violence.
Caliban: A quoi crois-tu donc ? A la lâcheté ? A la démission ? A la génuflexion ? … Et bien, très peu pour Caliban!
Ariel: Tu sais bien que ce n’est pas ce que je pense. Ni violence, ni soumission. Comprends-moi bien. C’est Prospéro qu’il faut changer. Troubler sa sérénité jusqu’à ce qu’il reconnaisse enfin l’existence de sa propre injustice et qu’il y mette un terme.
Caliban: Oh là là. Laisse-moi rigoler ! La conscience de Prospéro!
Prospéro est un vieux ruffian qui n’a pas de conscience.
Ariel: Justement il faut travailler à lui en donner une. Je ne me bats pas simplement pour ma liberté, pour notre liberté, mais aussi pour Prospéro, pour qu’une conscience naisse à Prospéro. Aide-moi Caliban. […]

Aurore Holmes
« Construire notre vivre-ensemble »

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